Ch'ur
ACCUEIL   LE PROGRAMME   LES PROCHAINS CONCERTS   LES ŒUVRES SITES AMIS CONTACTS ET PARTENARIAT
   L'ESPACE CHORISTE


  Sur cette page,
quelques informations et liens sur les ?uvres de
nos programmes.


Programme 2017





Johann Sebastian BACH (1685-1750)


La Passion selon Saint-Jean


Avec la Saint-Matthieu, peut-être la plus belle et la plus musicale des cantates et passions du Kantor.
Programme 2016





Gabriel Fauré (1845-1924)
Montrant très tôt des dons pour la musique, il quitte dès l'âge de 9 ans l'Ariège pour Paris où il suit pendant une dizaine d'années un enseignement musical complet, dans une école de musique classique et religieuse, l'école Niedermeyer. Il y étudie la composition, le chant grégorien, l'harmonie, l'orgue ; Camille Saint-Saëns lui enseigne le piano.
Bien intégré dans le monde musical de cette fin de XIXe siècle, il participe à la création de la Société Nationale de Musique dont l'objectif est de promouvoir les ?uvres des jeunes compositeurs français. Il mène une carrière d'organiste, il compose, il voyage, on lui confie une classe de composition au Conservatoire dont il sera plus tard directeur.
Sa réputation de compositeur grandit et s'étend au-delà des frontières.
Il reçoit hommages et distinctions honorifiques.
Dès les débuts du XXe siècle, il est atteint de troubles auditifs qui s'aggraveront jusqu'à sa mort. Il continue néanmoins de composer beaucoup de musique de chambre, terminant son superbe quatuor à cordes en mi mineur peu de jours avant sa mort.
Le 4 novembre 1924, des funérailles nationales lui sont organisées. Son ?uvre est essentiellement constitué de pièces pour piano, de mélodies pour voix et piano, de musiques de chambre, de musique sacrée, même si ses musiques de scène et ses poèmes lyriques sont d'un grand intérêt. Le langage musical de cet artiste audacieux et original est empreint de finesse, de subtilité et de poésie. Pas d'effets excessifs dans ses compositions, mais de l'intériorité et du raffinement.

Madrigal (1883)
A l'occasion du mariage de son ami André Messager, Fauré met en musique un des poèmes parnassiens d'Armand Silvestre. Pour cette ?uvre de circonstance il choisit la forme du madrigal. A la Renaissance, il s'agissait d'une chanson d'amour écrite en langue « maternelle » (du latin « matricalis » selon certains).
Les madrigaux furent d'abord florentins et romains avant de passer les frontières. Il faut attendre Fauré, à la fin du XIXe siècle, pour que le genre se renouvelle. On retrouvera le même thème dans la Pavane : le mystère de l'amour dans l'incompréhension :
« Inhumaines qui sans merci / Vous raillez de notre souci' Ingrats qui ne vous doutez pas / Des rêves éclos sur vos pas' Et notre folie est la même / C'est celle de fuir qui nous aime' »

En sourdine (1891)
Cette mélodie fait partie d'un cycle de cinq mélodies composées sur des poèmes de Paul Verlaine extraits de Fêtes Galantes (1869).
« Calmes dans le demi-jour Que les branches hautes font, Pénétrons bien notre amour De ce silence profond' »

Les Djinns (1875)
 Fauré compose cette ?uvre sur un poème de Victor Hugo (Les Orientales, 1829). Par son architecture « en arche » (strophes qui vont de 2 à 10 pieds de manière croissante et symétrique) et sa musicalité, le poème suggère avec talent une invasion nocturne des Djinns, sortes de démons dans la religion musulmane.
Avec une riche palette de procédés rythmiques et sonores (montées chromatiques, rythmes pointés, dissonances, pianissimi/fortissimi'), Fauré parvient, quant à lui, à faire sentir véritablement l'approche des Djinns, la montée de l'effroi, l'attaque puis la progressive disparition de ces créatures surnaturelles.

Clair de lune (1887)
Mélodie sur un poème de Paul Verlaine extrait de Fêtes galantes.
« Votre âme est un paysage choisi Que vont charmant masques et bergamasques' »

Pavane (1887)
Cette danse lente est d'abord écrite pour un petit orchestre. A la demande de la Comtesse Greffulhe, dont il fréquente le salon (et qui a inspiré à Proust sa Duchesse de Guermantes), Fauré lui ajoute une partie pour ch?ur sur un texte de R. de Montesquiou-Fezensac, cousin de la Comtesse. Jouant sur l'attirance propre à la fin du XIXéme siècle pour les musiques et danses anciennes, Fauré ressuscite la pavane de la Renaissance et son rythme particulier et nous offre ce petit bijou.
Le texte, joute verbale entre hommes et femmes, participe de son charme.
« 'On s'adore ! On se hait ! On maudit ses amours !' »

Les berceaux (1879)
Mélodie composée sur un poème de Sully Prud'homme « Le long du quai » (Stances et poèmes, 1865).
Le parallèle entre les « grands vaisseaux / Que la houle incline en silence » et les « berceaux / Que la main des femmes balance » est servi par une mélodie mi-berceuse mi-barcarolle en si bémol mineur, tonalité chère au compositeur.

Cantique de Jean Racine (1864)
Gabriel Fauré a 19 ans. Il achève sa formation à l'école Niedermeyer lorsqu'il écrit cette pièce qui lui vaut un premier prix de composition. Son Cantique est dédié à César Franck.
A l'origine il y a un hymne en latin, Consors paterni luminis, chanté par les moines au début des matines du mardi. Jean Racine, âgé de 16 ans, traduit librement le texte en français :
« 'Répands sur nous le feu de ta Grâce puissante, Que tout l'enfer fuie au son de ta voix' »
Son texte est marqué par la sévérité janséniste de son éducation mais par une mélodie simple et apaisante, aux accents grégoriens, Fauré réussit à restaurer la douceur et la lumière qui baignaient le texte initial.

Requiem (1888)
Fauré en débute la composition à l'époque de la mort de ses parents, mais l'?uvre est exécutée pour la première fois en 1888 sous sa direction, lors d'une messe de funérailles à l'église de la Madeleine dont il est maître de chapelle et où il sera organiste.
Le Requiem se compose alors de 5 mouvements, 4 pour ch?ur : Introït - Kyrie, Sanctus, Agnus Dei, In paradisum, et un solo central pour soprano, le Pie Jesu, avec orchestration de cordes, harpe, timbales et orgue. Fauré lui ajoutera ensuite l'Offertoire et le Libera me, pour ch?ur et baryton solo.
C'est sous cette forme complète de 7 mouvements avec orgue et orchestre de chambre élargi (cors, trompettes, trombones) qu'il sera exécuté sous la direction de Fauré lui-même en 1893 à La Madeleine.
L'?uvre connait très vite un large succès.
Une réorchestration pour grande formation symphonique sera publiée et largement jouée ultérieurement.
A propos de son Requiem, Fauré disait : « Voilà si longtemps que j'accompagne à l'orgue des services d'enterrements ! J'en ai par-dessus la tête. J'ai voulu faire autre chose ».
Remaniant considérablement la structure liturgique de ce genre musical, Gabriel Fauré crée une ?uvre qui renouvelle le style et l'esprit des messes des morts de ses prédécesseurs. Pour lui, la mort est « comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d'au-delà, plutôt que comme un passage douloureux ».
Son Requiem sera joué pour ses obsèques.

Programme 2015-16

Rendu célèbre en 1953 grâce à l'utilisation du prélude de l'un de ses Te Deum comme indicatif de l'Eurovision, Marc-Antoine Charpentier est actuellement l'un des compositeurs baroques dont l'?uvre est la plus jouée et diffusée. Il est cependant très vite tombé dans l'oubli après sa mort. En effet, sa carrière s'est déroulée à l'écart des grands postes de la Cour de Louis XIV, ses compositions ne correspondant pas entièrement aux critères de l'époque.
Il grandit à Paris dans le quartier Saint Séverin, puis à l'âge de 20 ans environ, il séjourne 3 ans à Rome et découvre la musique italienne qui influencera profondément son ?uvre. De retour à Paris, il entre au service de Mademoiselle de Guise qui s'entoure de musiciens de qualité. Molière, alors fâché avec Lully, lui demande de composer pour ses comédies-ballets. Apprécié du Roi, maitre de chapelle du Dauphin, il composera pour la Cour mais n'y occupera pas de charge importante. Il reçoit de nombreuses commandes de couvents.
En 1688, il devient maître de chapelle du prestigieux collège Louis-le-Grand, tenu par le puissant ordre des jésuites et réputé pour ses représentations théâtrales. Les jésuites lui confient la composition de très nombreuses ?uvres pour les offices de l'église Saint Louis où se produisaient les chanteurs de l'Académie royale de musique. En 1698, il est nommé Maitre de musique des enfants de la Sainte Chapelle, poste prestigieux : il enseigne, il dirige, il compose pour les grandes cérémonies. L'?uvre que laisse Marc-Antoine Charpentier impressionne par son abondance et sa diversité : tous genres de musique sacrée et profane, vocale, instrumentale, de théâtre. Rival de Lully, alors tout puissant, il développe un grand talent dans des compositions originales et novatrices.
Messe de minuit
Cette messe polyphonique, avec alternance de parties chante'es et de parties instrumentales, e'tait interpre'te'e pendant la premie're messe de la nuit de N''l. Compose'e dans les anne'es 1690, elle appartient a' la cate'gorie de la « messe'parodie » : selon une tradition qui date du Moyen Age, le compositeur emprunte des chants populaires, d'origine souvent profane et de tradition orale, les n''ls, pour y adapter les textes de l'ordinaire de la messe. Ici, Marc-Antoine Charpentier s'appuie sur dix the'mes musicaux pre'existants, re'alisant une remarquable synthe'se du profane et du liturgique, de l'art populaire et de la musique savante.
 
Joseph Rheinberger (1839-1901)
Cet homme discret mène une carrière brillante et marque la vie musicale de la deuxième moitié du XIXe siècle.
Né au Liechtenstein, il passe presque toute sa vie à Munich. Enfant prodige, pianiste et organiste virtuose, maître de chapelle à la cour du roi de Bavière, professeur au conservatoire de Munich, il enseigne le piano, l'orgue et la composition et influence toute une génération de musiciens et de compositeurs. Grand admirateur de Bach, il se présente comme un classique convaincu, même si ses pièces reflètent aussi l'influence des grands compositeurs romantiques. Son ?uvre tombée dans l'oubli après sa mort est à nouveau très appréciée par les chercheurs et les musiciens.
l'Ave Maria et le Deus tu convertens sont extraites des 9 motets de l'Avent, op. 146, pour ch?ur a cappella, composés en 1893.
 
Henry Purcell (1659-1695)
Les opéras et la musique sacrée d'Henry Purcell comptent parmi les grandes ?uvres baroques anglaises.
Le motet Remember not, Lord, our offences pour ch?ur à 5 voix est composé vers 1680, alors que Purcell est organiste et maître de chapelle à l'abbaye de Westminster, avant d'être nommé organiste de la Chapelle Royale. C'est plus tard que Purcelle ajoutera un accompagnement de cordes à ses motets.
 
Camille Saint-Saëns (1835-1921)
L'opus 68 de Saint-Saëns est un ensemble de deux ch?urs mixtes a cappella dédiés à son ami Gounod. Il a 47 ans lorsqu'il les compose. Ces deux chants sont comme sertis dans les grandes ?uvres majeures de sa maturité.
Les textes sont anonymes ; d'aucuns les attribuent au compositeur lui-même.
Le n°1, Calme des nuits, se distingue par une écriture "verticale" rompue à quatre reprises lors des entrées progressives de chaque pupitre ainsi que par l'utilisation du pianissimo pour exprimer la beauté du monde. Méditation sur le mystère d'une nuit profane faisant écho au mystère de Noël pour la chrétienté.
 

Programme 2014-2015


Mirjams Siegesgesang (Chant triomphal de Myriam) de Franz Schubert (1797-1828) a été publié peu avant la mort du compositeur.
Cette cantate pour soprano solo, ch?ur mixte et piano est basée sur un texte de Franz Grillparzer.
Le 'Chant de victoire de Myriam', est une paraphrase de l'Ancien Testament décrivant le passage de la mer rouge par les juifs, et l'engloutissement des armées du pharaon dans la mer, le tout narré par Myriam, la s'ur de Moïse.
Il fut composé pour le concert d'?uvres de Schubert, le 26 mars 1828 : le compositeur commanda le texte à son ami Grillparzer, dans l'intention de composer une cantate solennelle mettant en valeur la chanteuse Joséphine Fröhlich .
Le temps ayant manqué, l'?uvre ne fut créée qu'après la mort de Schubert, le 30 janvier 1829, au Musikverein Wien, au cours d'un concert privé organisé par Anna Fröhlich. La partie de soprano était chantée par le ténor Ludwig Tietze.
Bien que le manuscrit mentionne 'avec accompagnement de grand orchestre', il n'existe que la version pour voix et piano.
En 1830, le compositeur Franz Lachner en fera une orchestration.
La cantate est divisée en 6 mouvements, alternant ch?ur et solo.
La musique suit de très près les passages imagés du texte :
1- Allegro giusto
2- Allegretto
3- Allegro agitato
4- Allegro moderato
5- Andantino
6- Tempo I (reprise du no 1)

 
Claude Debussy a écrit ses Trois chansons de Charles d'Orléans sur des textes d'un poète du XVe siècle.
La première et la troisième de ces trois chansons ont d'abord été composées en 1898 pour un ch?ur fondé par un ami du compositeur, Lucien Fontaine.
Le style modal que nous y retrouvons disparaît toutefois dans la version qu'en fera Debussy en 1908, caractérisée par un langage davantage chromatique et un style plus élaboré. Seules les entrées en imitation dans la troisième Chanson témoignent du style académique utilisé par le compositeur dans la première version de l'?uvre.
Connaissant la position de Debussy face à l'académisme, il est aisé de croire que, pour lui, «um villain Yver» n'en est pas moins digne.
La chanson centrale a, quant à elle, été ajoutée en 1908. À ce sujet, Debussy écrivait que, ayant trouvé le poème si plein de douceur et de musique intérieure, il ne pouvait se retenir à l'extérioriser.
Debussy prête une attention particulière aux mots: quiconque tentera de changer certaines notes de la partition constatera à quel point sa mise en musique de chaque vers était juste'
Comme l'atteste la dédicace de la partition, Benjamin Britten (1913-1976) a composé Five Flower Songs dans les premiers mois de l'année 1950 pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire de mariage de Leonard et Dorothy Elmhirst, amis de longue date et mécènes.
Selon Britten, l'?uvre fut "écrite sur le thème des fleurs car ils sont tous deux [les Elmhirst] botanistes amateurs".
Britten a voulu adapter sa composition à chacun des cinq poèmes en utilisant différents procédés : homophonie, canon, fugue' donnant ainsi à chaque pièce un caractère particulier.
Paradoxalement, l'?uvre a été pratiquement ignorée pendant tout le demi-siècle qui a suivi sa publication. Cela peut être dû, en partie, au fait que ces chants ne semblaient pas représenter le vrai style britannique !

Marc-Antoine Charpentier (1643-1704), bien connu par l'introduction de son Te Deum (utilisée, entre autres, par le concours de l'Eurovision ou le Tournoi des Six Nations), l'est aussi par sa Messe de Minuit composée essentiellement à partir de noëls populaires de son temps.

Pour avoir d'amples renseignements sur cette ?uvre, nous vous invitons à consulter :
http://www.guideclassique.com/charpentier-messe-de-minuit-n'l/

Le motet In Nativitatem Domini Canticum, composé en 1671, est une pièce pour petit-ch?ur à 4 voix, 2 violons, 2 flûtes et basse-continue.




Programme 2013-2014



Le Père José Maurício Nunes Garcia
est un compositeur brésilien, né à Rio de Janeiro, le 22 septembre 1767, mort à Rio de Janeiro, le 18 avril 1830.

Ayant vécu la transition entre le Brésil-colonie et le Brésil impérial, il est considéré comme l'un des plus grands compositeurs des Amériques de la dernière moitié du XVIII siècle et de la première moitié du XIX siècle.


Domine Jesu est une courte pièce à 4 voix a cappella en forme de supplique.
Domine, Jesu,
Te desidero, te volo, te quaero
Ostende mihi faciem tuam et salvus ero
Seigneur Jésus, je te désire, je te veux, je te cherche.
Montre-moi ton visage et je serai sauvé.
Une version de la pièce par un quatuor brésilien :

Dans le Judas Mercaror Pessimus, pièce à 5 voix a cappella, Nunes Garcia reprend, deux siècles plus tard, le texte utilisé par Carlo Gesualdo (1566-1613) dans son ?uvre majeure «Tenebrae Responsoria »(1611)
Judas mercator pessimus osculo petiit Dominum: ille ut agnus innocens non negavit Judae osculum: Denariorum numero Christum Judaeis tradidit Judas très mauvais marchand, a demandé un baiser à son Seigneur : luy comme un Agneau très innocent, n'a point refusé un baiser à Judas : mais ce traître a livré le Christ aux Juifs pour quelques deniers.
Une version de la pièce par un ensemble new-yorkais :



Le
Magnificat in Vésperas de Nossa Senhora
pour 4 voix mixtes et basse continue, a été publié en
1797.

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s'est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.



Le Requiem de 1816 est sans doute le chef d'?uvre de José Mauricio Nunes Garcia.
Il exprime la douleur du compositeur à la mort de sa mère, morte le même jour que la reine Maria I, pour les funérailles de laquelle il a aussi composé une messe des défunts (Oficio dos defuntos) à la demande du roi João VI du Portugal, la cour du Portugal étant exilée provisoirement à Rio de Janeiro pour fuir les troupes de Napoléon.
Les ressemblances du Requiem de Nunes Garcia avec le Requiem de Mozart sont frappantes.


Introitus
Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis.
Te decet hymnus Deus, in Sion, et tibi reddetur votum in Jerusalem. Exaudi orationem meam; ad te omnis caro veniet. Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis.
Donne-leur le repos éternel, Seigneur, et que la lumière éternelle les illumine. Dieu, chantons tes louanges en Sion, et offrons des sacrifices à Jérusalem. Exauce ma prière ; toute chair ira à toi. Donne-leur le repos éternel, Seigneur, et que la lumière éternelle les illumine.
Kyrie
Kyrie eleison; Christe eleison;
Kyrie eleison
Seigneur, ayez pitié. Christ, ayez pitié. Seigneur, ayez pitié.
Graduale
Requiem aeternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis. In memoria aeterna erit justus : ab auditione mala non timebit. Absolve, Domine, animas omnium fidelium defunctorum ab omni vinculo delictorum et gratia tua illis succurente mereantur evadere judicium ultionis, et lucis æterne beatitudine perfrui. Donne-leur le repos éternel, Seigneur, et que la lumière éternelle les illumine. On se souviendra éternellement du juste, qui n'a pas à craindre une mauvaise réputation. Absous, Seigneur, les âmes de tous les fidèles défunts de tout lien avec le péché, et que, secourues par ta grâce, elles méritent, Seigneur, d'échapper au jugement vengeur et de goûter aux joies de la lumière éternelle.
Dies irae
Dies iræ, dies illa, Solvet sæclum in favílla, Teste David cum Sibýlla !
Quantus tremor est futúrus, quando judex est ventúrus, cuncta stricte discussúrus ! Tuba mirum spargens sonum per sepúlcra regiónum,
Jour de colère, que ce jour-là Où le monde sera réduit en cendres, Selon les oracles de David et de la Sibylle. Quelle terreur nous saisira, lorsque la créature ressuscitera (pour être) examinée rigoureusement L'étrange son de la trompette, se répandant sur les tombeaux,
Ingemisco
Ingemísco, tamquam reus, culpa rubet vultus meus, supplicánti parce Deus.
Qui Maríam absolvísti, et latrónem exaudísti, mihi quoque spem dedísti. Preces meæ non sunt dignæ, sed tu bonus fac benígne, ne perénni cremer igne.
Vois, je gémis comme un coupable
et le péché rougit mon front ;
mon Dieu, pardonne à qui t'implore.
Tu as absous Marie-Madeleine et exaucé le larron;
tu m'as aussi donné espoir.
Mes prières ne sont pas dignes,mais toi, si bon, fais par pitié,que j'évite le feu sans fin.

Inter oves
Inter oves locum præsta, et ab hædis me sequéstra, státuens in parte dextra. Confutátis maledíctis, flammis ácribus addíctis, voca me cum benedíctis.
Oro supplex et acclínis, cor contrítum quasi cinis, gere curam mei finis. Lacrymósa dies illa, qua resúrget ex favílla judicándus homo reus.
Huic ergo parce, Deus.
Parmi tes brebis place-moi,à l'écart des boucs garde-moi,en me mettant à ta main droite.
Quand les maudits, couverts de honte, seront voués au feu rongeur,prends-moi donc avec les bénis.
En m'inclinant je te supplie,le c'ur broyé comme la cendre.
Prends soin de mes derniers moments.Jour de larmes que ce jour-là,où surgira de la poussièrele pécheur, pour être jugé !
Daigne, mon Dieu, lui pardonner.

Offertorium
Domine, Jesu Christe, Rex gloriæ, libera animas omnium fidelium defunctorum de p'nis inferni et de profundo lacu. Libera eas de ore leonis, ne absorbeat eas tartarus, ne cadant in obscurum; sed signifer sanctus Michael repræsentet eas in lucem sanctam, Quam olim Abrahæ promisisti et semini ejus. Hostias et preces tibi, Domine, laudis offerimus; tu suscipe pro animabus illis, quarum hodie memoriam facimus. Fac eas, Domine, de morte transire ad vitam. Quam olim Abrahæ promisisti et semini ejus. Seigneur, Jésus-Christ, Roi de gloire, délivre les âmes de tous les fidèles défunts des peines de l'enfer et de l'abîme sans fond. délivre-les de la gueule du lion, afin que le gouffre horrible ne les engloutisse pas et qu'elles ne tombent pas dans les ténèbres. Mais que Saint-Michel, le porte-étendard, les introduise dans la sainte lumière, que tu as autrefois promise jadis à Abraham et à sa postérité. Nous t'offrons, Seigneur, le sacrifice et les prières de notre louange. Reçois-les pour ces âmes dont nous faisons mémoire aujourd'hui. Seigneur, fais-les passer de la mort à la vie. que tu as autrefois promise jadis à Abraham et à sa postérité.
Sanctus
Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dominus Deus Sabaoth; pleni sunt c'li et terra gloria tua. Hosanna in excelsis. Saint, saint, saint le Seigneur, dieu des Forces célestes. Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. Hosanna au plus haut des cieux.
Benedictus
Benedictus qui venit in nomine Domini. Hosanna in excelsis. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au plus haut des cieux.
Agnus Dei
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, dona eis requiem, dona eis requiem sempiternam. Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, donne leur le repos. donne leur le repos éternel.
Communio
Lux æterna luceat eis, Domine, cum sanctis tuis in æternum, quia pius es. Requiem æternam dona eis, Domine. Que la lumière éternelle luise pour eux, Seigneur, au milieu de tes Saints et à jamais, car tu es miséricordieux.
Donne-leur le repos éternel, Seigneur.


Programme 2012-2013


Tomas Luis de Victoria (1548-1611) fut prêtre catholique, maître de chapelle et organiste, et probablement le plus célèbre polyphoniste de la Renaissance.

La Missa "O Magnum Mysterium" est sans doute sa messe la plus connue.
Elle se termine par un motet d'une grande douceur.


Nuits, sur un poème de Didier Rimaud, hymne à la nature, est l'une des très nombreuses ?uvres de Roger Calmel (1920-1998).
Le catalogue d'?uvres musicales de Roger Calmel couvre tous les genres, depuis la musique de chambre jusqu'à l'opéra. On y trouve également des oratorio (La Passion, Marie au calvaire...), des cantates profanes ainsi qu'un Stabat Mater (3 versions), un Magnificat, une messe Alma mater et deux Requiem : l'un pour soli, ch?ur et orchestre date de 1979, l'autre a été écrit en 1993 à la demande de l'Institut de La Maison de Bourbon afin d'honorer la mémoire de la reine Marie-Antoinette lors du bicentenaire de sa mort.

Le Psaume 43 Richte mich, Gott est le deuxième des Psaumes composés en 1843-1844 par Felix Mendelsshon-Bartholdy (1809-1847)

Rends-moi justice, ô Dieu défends ma cause contre une nation infidèle; délivre-moi de l'homme de fraude et d'iniquité!
Car tu es le Dieu de ma défense: pourquoi me repousses-tu ' Pourquoi me faut-il marcher dans la tristesse, sous l'oppression de l'ennemi '
Envoie ta lumière et ta fidélité; qu'elles me guident, 
qu'elles me conduisent à ta montagne sainte et à tes tabernacles !
J'irai à l'autel de Dieu, au Dieu qui est ma joie et mon allégresse, et je te célébrerai sur la harpe, ô Dieu, mon Dieu!
Pourquoi es-tu abattue, ô mon âme, et t'agites-tu en moi ' Espère en Dieu, car je le louerai encore, lui, le salut de ma face et mon Dieu !
L'Intermezzo n°2, Andante teneramente, fait partie des Six pièces pour piano, op 118, que Johannes Brahms (1832-1896) composa en 1893.
Elles sont dédiées à Clara Schumann.

Der Gang zum Liebchen, opus 48, n°1 pour ch?ur et piano a été composé en 1868 sur un poème de Joseph Wenzig, chant d'amour pour sa bien aimée.

Alors que la lune nous éclaire,
je retourne vers ma bien-aimée, lui demander comment elle se porte.
Hélas, elle se désespère, et se lamente, se plaint de ce que jamais de sa vie elle ne me reverra !
La lune disparaît, aussi je me hâte vivement, je me hâte de peur qu'on enlève ma bien-aimée.
Vous, petites colombes, roucoulez, vous, brises légères, soufflez, que ma bien-aimée, par personne ne soit enlevée.
So whar die Sonne scheinet est un chant d'amour passionné, n°8 dans le recueil de lieder sur des poèmes de Friedrich Rückert que Robert Schumann (1810-1856) publia en 1840 sous le titre de Minnespiel, opus 101.

Aussi vrai que luit le soleil,
aussi vrai que rayonne la flamme, aussi vrai que pleure le nuage, aussi vrai que fleurit le printemps, aussi vrai que j'ai ressenti, alors que je te tenais enlacée : que tu m'aimes comme je t'aime,
que je t'aime comme tu m'aimes.
Le soleil peut s'éteindre, le nuage cesser de pleurer, la flamme se refroidir, le printemps ne plus fleurir!
Nous voulons nous enlacer et ainsi toujours ressentir que tu m'aimes, comme je t'aime, que je t'aime
comme tu m'aimes.


La pièce Sonnet 104 de Pétrarque fait partie d'Années de Pélerinage, un ensemble de Trois suites pour piano solo de Franz Liszt (1811-1886).

La "Deuxième année : Italie" (S.161) a été composée entre 1837 et 1849.
L'Impromptu en mi bémol, allegro, fait partie de Quatre Impromptus, D899, opus 90, que Franz Schubert (1797-1828) composa en septembre 1827 à Graz.
Mozart à Lyon est une adaptation pour ch?ur de la célèbre Sérénade n°13 en sol majeur, dite "Petite Musique de nuit", qui chante plaisamment la gastronomie lyonnaise.

Elle est due à Roger Miller, Lyonnais d'adoption, avec la complicité de John Allison pour le texte.




Ensemble Vocal Arcama - Association loi de 1901, déclarée en Préfecture du Rhône
18 rue Dunoir LYON 69003